Réaction du Conseil National au choix de 4 députés de soutenir la candidature de Mélenchon à la présidentielle

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 25%

Deux poids deux mesures ?

Soutien et participation au meeting du Bourget du candidat de LFI... Certains s’interrogeaient, pourquoi choisir ce moment pour annoncer une décision qui ne surprend personne ? Et bien parce que c’est ce que leur a demandé Jean-Luc Mélenchon, histoire de rajouter un peu de buzz à la veille de son meeting et de poursuivre son entreprise de casse du PCF -et donc de son secrétaire national- entreprise qui piétine voire recule ! En ce moment, la vedette, c’est le mouvement social !

Ce n’est pas la première fois que cela se passe ainsi et cela prouve que ces députés sont aux ordres du leader « Maximo », ils n’ont pas fini d’avaler des couleuvres... L’entreprise de liquidation du PCF est ancienne, elle prend forme avec la Mutation puis la soumission pendant la gauche plurielle à Jospin, des dirigeants s’y sont perdus, donc je ne suis pas surprise de ce qui se passe. Les communistes ont construit du 38éme au 40éme congrès une démarche permettant de sortir de cette voie liquidatrice, la trahison des 4 est insupportable pour beaucoup de camarades et vont décupler leurs efforts dans les semaines qui viennent pour porter nos propositions dans la rue et les entreprises et j’espère que ce Conseil National aidera la direction nationale à être à la hauteur des besoins des militants.

La déclaration du Conseil National me laisse dubitative !

Pour tout dire, elle me fait penser à la phrase de Caton l’ancien, sur laquelle des centaines de latinistes( je sais qu’il n’y en a plus beaucoup) se sont cassés la tête, « Delenda Catagho est ou Delenda est Carthago »,soit il faut détruire Carthage ou Carthage est détruite, en somme Caton a t-il donné l’ordre ou pas de détruire cette cité concurrente de Rome ?
La « langue de bois » date de plus de quelques siècles en politique !

Quand je lis « un.e adhérent.e qui fait le choix de soutenir un autre candidat à l’élection présidentielle ne respecte pas notre choix collectif et démocratique ce qui est contraire au fonctionnement de toute organisation. Le PCF condamne toute prise de position en ce sens. Celui ou celle qui fait ce choix se met de lui-même en dehors du parti et de ses instances. De fait, il ou elle ne peut plus y participer et ne peut plus s’exprimer au nom du PCF durant cette période. », je me dis qu’il manque quand même un élément, l’information en bonne et due forme de cette situation aux intéressés par la Commission des conflits, comme c’est le cas pour tous les communistes. Deux poids, deux mesures ?
Plus grave, ces trois mots mots "peut plus s’exprimer au nom du PCF durant cette période car ils ouvrent la porte à ce que ses députés reviennent dans nos instances après la présidentielle pour peser sur les éventuelles négociations, discussions des législatives comme ils l’ont fait en 2022, allant jusqu’à menacer les communistes qui refusaient de céder à cet accord indigne d’exclusion ! Entrouvrir la porte sur une telle éventualité dans la déclaration est une faiblesse, voire un jeu de dupes !

Pour consulter la déclaration du PCF
https://www.pcf.fr/presidentielle_2027_lexigence_de_respect_de_nos_choix_democratiques_declaration_du_conseil_national_du_pcf

{{}} }

Sites favoris Tous les sites

6 sites référencés dans ce secteur

Brèves Toutes les brèves

Navigation

Annonces