La position d’un Panafricain anti-impérialiste et anti-capitaliste 📺 Interview exclusive : Révision constitutionnelle en RDC – Légitimité, guerre et ingérences

, par  Deo Tanda Muzinga , popularité : 30%

L’Afrique dans le basculement du monde multipolaire, entre les restes de la FranceAfrique, les manoeuvres de l’impérialisme US, les intérêts privés à la Bolloré cherchant les richesses des immenses ressources de ce contiennt.

Du Sahel au Congo, des forces politiques se construisent et cherchent les chemins d’une souveraineté réelle, du développement. Nous avons publié des infos sur le Sahel. Notre camarade Deo nous fait découvrir cette interview d’un dirigeant politique congolais qui parle sans détour...

pam

📺 Interview exclusive : Révision constitutionnelle en RDC – Légitimité, guerre et ingérences

Président Banda Kani Officiel

🎤 Introduction : La question du troisième mandat

Journaliste : Le président Félix Tshisekedi envisage de réviser la Constitution, alors que son article 70 stipule clairement : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. » Or, vous avez toujours présenté M. Tshisekedi comme un démocrate, lui qui a accédé au pouvoir en exigeant de son prédécesseur, Joseph Kabila, le respect strict de cette même Constitution. Aujourd’hui, il souhaite briguer un troisième mandat. Cette démarche a-t-elle une légitimité ?

Président Banda Kani : Absolument. Il dispose même d’une double légitimité.

Premièrement, il porte une mission historique : libérer son pays et sauvegarder l’intégrité territoriale, notamment en reprenant le contrôle de l’Est, aujourd’hui occupé. Le processus est engagé, et les avancées sont incontestables.

Deuxièmement, la Constitution actuelle empêche la défense du pays. Elle ne donne pas les moyens à l’État – et donc au président – de tout mettre en œuvre pour protéger le territoire et libérer l’Est. Cette Constitution, c’est celle que Kagame [président du Rwanda] et ses alliés ont imposée via Kabila. C’est une fausse Constitution, conçue pour affaiblir la RDC. Si elle doit être modifiée pour permettre au président d’agir, alors qu’on la change ! Mais son candidat à lui, c’était qui, déjà ?

Journaliste : Il n’a jamais été votre candidat, si je me souviens bien…

Président Banda Kani : Exactement ! Je ne l’ai jamais soutenu à l’époque. Vous avez oublié le contexte : Kabila subissait d’énormes pressions pour rester au pouvoir. C’est sous cette pression internationale qu’il a dû partir, permettant à Tshisekedi d’accéder à la présidence. Aujourd’hui, cette Constitution a conduit la RDC dans l’impasse. C’est un fait.

🔥 Le vrai débat : Intégrité territoriale vs. alternance démocratique

Journaliste : Vous citez l’article qui vous arrange, mais cette Constitution autorise-t-elle que la RDC devienne un département du Rwanda ? Autorise-t-elle que des provinces de l’Est soient amputées au profit de Kigali ? Autorise-t-elle que les richesses du Congo soient pillées par le Rwanda, puis revendues à l’étranger pour enrichir ses dirigeants ? Autorise-t-elle que l’armée congolaise soit infiltrée par des éléments rwandais ?

Président Banda Kani : Voilà le vrai débat ! Cette Constitution est dépassée par la réalité du terrain. Elle ne répond pas à la dynamique de libération du pays. Quand un pays est agressé, quand son intégrité territoriale est menacée, les questions de mandat passent au second plan. L’union sacrée prime sur tout le reste.

Journaliste : Alors, cette révision est-elle motivée par la libération du pays… ou par la volonté de permettre à Tshisekedi de rester au pouvoir ?

Président Banda Kani : Ce n’est pas de sa faute s’il est à la tête de cette dynamique ! D’autres auraient pu le faire, mais ils ne l’ont pas fait. La CENCO [Conférence épiscopale nationale du Congo] dit que réviser la Constitution en ce moment est dangereux à cause de la crise économique et sociale. Mais on s’en fout de ça ! Ce sont des traitres ! Ces évêques, ces cardinaux… Ils ont tout fait pour bloquer les accords de paix. Ils ont soutenu le Rwanda ! Le cardinal Ambongo a même tendu la main pour une médiation… Mais une médiation en faveur de qui ? De Kigali ? Nous connaissons le rôle de l’Église catholique en RDC. Nous savons son pouvoir. Mais assez de ce chantage ! S’ils veulent faire de la politique, qu’ils ôtent leurs soutanes et qu’ils créent un parti ! Arrêtez de vous cacher derrière des robes longues pour dicter la politique du pays !

⛪ L’ingérence de l’Église : Un pouvoir politique déguisé ?

Journaliste : Vous accusez l’Église catholique d’ingérence. Pourtant, elle représente 25 % de la population congolaise…

Président Banda Kani : 25 % ? Et alors ? Ce n’est pas tout le Congo ! C’est du chantage ! On ne parle pas du poids démographique de l’Église, mais de son rôle dans l’aggression contre la RDC ! Depuis 30 ans, ce pays est en guerre. Où était leur Jésus pendant tout ce temps ? Où était leur morale ? Aujourd’hui, un leader se lève pour libérer le pays, et on lui oppose la question des mandats ? C’est absurde ! Même s’il faut 10 mandats pour sauver la RDC, qu’il les prenne ! Que la CENCO aille se faire voir !

Journaliste : Votre discours est très dur envers l’Église, alors que le Cameroun vient d’accueillir le Pape…

Président Banda Kani : Et alors ? On l’a accueilli, c’est tout. Mais n’oubliez pas : des évêques, des archevêques, ils ont repris le discours de la CENCO ici ! Ils ont bloqué les accords, ils ont soutenu les rebelles ! Ils marchent main dans la main avec le M23 [groupe armé soutenu par le Rwanda] ! Ils font du lobbying aux États-Unis pour que ces accords ne soient pas signés ! C’est une trahison !

Journaliste : Mais l’Église a aussi un rôle social : écoles, hôpitaux…

Président Banda Kani : À qui appartiennent ces écoles et ces hôpitaux ? Aux Congolais… ou au Vatican ? Le problème, c’est leur niveau d’ingérence ! Ils jugent le président, ils dictent la politique… Qui sont-ils pour ça ? La CENCO est une organisation de traîtres ! Elle a toujours soutenu les agresseurs du Congo ! Le Vatican a des intérêts économiques en RDC : 30 % de la loi mondiale [probablement une référence aux ressources naturelles] est contrôlée par lui ! Ils ne dénoncent jamais l’emprise américaine ou occidentale… Pourquoi ? Parce que ça les arrange ! Aujourd’hui, un président ose résister, et on lui oppose la Constitution ? Non. La priorité, c’est la libération du pays !

💥 La Constitution : Idole ou outil au service du peuple ?

Journaliste : La CENCO estime que ce n’est pas le moment de réviser la Constitution…

Président Banda Kani : Avec qui faire consensus ? Avec ceux qui soutiennent le Rwanda ? Avec ceux qui ne comprennent pas que la priorité, c’est de libérer l’Est ? Tous ont parié sur la chute de Tshisekedi. Ils préfèrent qu’il tombe et que Kagame continue son œuvre de dépeçage du Congo ! La Constitution est devenue une idole, un dieu intouchable ! Mais une Constitution doit s’adapter à la réalité. Si elle empêche la défense du pays, alors elle doit être changée ! Tshisekedi a dit : « Si le peuple le veut, je me représenterai. » Il ne passera pas par un référendum ? Qu’il le fasse ! Mais arrêtez avec cette hypocrisie ! La CENCO a peur de perdre son magistère moral tyrannique ! Elle a peur que les Congolais réalisent qu’elle les a toujours trahis !

Journaliste : Un État africain peut-il se mêler des affaires internes du Vatican ?

Président Banda Kani : Pourquoi le Vatican, lui, peut-il se mêler des affaires de la RDC ? Si un président africain disait : « Votre gestion est mauvaise, changez ! », ce serait un scandale ! On crierait à l’attaque contre Jésus ! Mais eux, ils marchent avec des rebelles, ils font du lobbying contre leur propre pays… Et personne ne dit rien ! La CENCO a tout fait pour que les accords ne soient pas signés. C’est une honte !

🎯 Conclusion : Libération avant tout

Journaliste : Donc, selon vous, la révision de la Constitution est légitime ?

Président Banda Kani : Bien sûr ! Elle est dépassée par les évolutions du pays. Qu’il fasse 2 mandats, 3 mandats, 10 mandats… Peu importe ! L’essentiel, c’est que la RDC soit libérée ! La CENCO peut bien organiser des marches, menacer, chanter… Le pays passe avant tout ! Si elle veut faire de la politique, qu’elle crée un parti ! Qu’elle enlève ses soutanes ! Qu’elle arrête de se cacher derrière une fausse autorité morale pour saboter le Congo !

Journaliste : Nous avons bien compris votre position. Passons maintenant à un autre sujet d’actualité en RDC : les essais cliniques et la crise d’Ebola…

Président Banda Kani : Oui, nous avons été très clairs. (Fin de l’échange sur la Constitution)

📌 Notes contextuelles (pour éclairer le lecteur)

  • Contexte politique : La RDC est en proie à une crise sécuritaire majeure dans l’Est, où des groupes armés (dont le M23, soutenu par le Rwanda) occupent des territoires. La CENCO (Église catholique) est une force morale influente, souvent en désaccord avec le gouvernement.
  • Enjeux constitutionnels : L’article 70 limite le président à 2 mandats. Une révision permettrait à Tshisekedi de se représenter en 2028, mais suscite des craintes de dérive autoritaire.
  • Accusations contre l’Église : L’intervenant reproche à la CENCO son soutien supposé au Rwanda, son blocage des accords de paix, et son ingérence politique sous couvert de morale religieuse.

Brèves Toutes les brèves

Navigation

Annonces