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	<title>Faire Vivre le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PCF&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!</title>
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	<description>Ce site est un outil de travail et de diffusion pour contribuer &#224; l'organisation et au renforcement du Parti Communiste Fran&#231;ais. Il est anim&#233; par le r&#233;seau &#171;&#160;Faire Vivre et Renforcer le PCF&#160;&#187;</description>
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		<title>Faire Vivre le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PCF&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!</title>
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		<title>Si la dette est bien un probl&#232;me, ce n'est pas celui que l'on pr&#233;tend</title>
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		<dc:creator>Rapha&#235;l Thaller</dc:creator>


		<dc:subject>Euro</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La dette publique, en d'autres termes l'ali&#233;nation de l'&#201;tat, qu'il soit despotique, constitutionnel ou r&#233;publicain, marque de son empreinte l'&#232;re capitaliste. (&#8230;) Comme par un coup de baguette magique, elle conf&#232;re &#224; l'argent improductif un talent procr&#233;ateur qui le transforme en capital, sans qu'il ait besoin de s'exposer au d&#233;rangement et aux risques des investisseurs industriels et m&#234;me des placements usuraires&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. (Marx, Le Capital). &lt;br class='autobr' /&gt; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Les caisses de la France sont vides&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Depuis&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La dette publique, en d'autres termes l'ali&#233;nation de l'&#201;tat, qu'il soit despotique,&lt;br class='autobr' /&gt;
constitutionnel ou r&#233;publicain, marque de son empreinte l'&#232;re capitaliste. (&#8230;) Comme par un coup de baguette magique, elle conf&#232;re &#224; l'argent improductif un talent procr&#233;ateur qui le transforme en capital, sans qu'il ait besoin de s'exposer au d&#233;rangement et aux risques des investisseurs industriels et m&#234;me des placements usuraires&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. (Marx, Le Capital).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Les caisses de la France sont vides&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Depuis des ann&#233;es, c'est le m&#234;me refrain&#160;: nous d&#233;pensons trop et nous mangeons le pain de nos enfants. En r&#233;alit&#233;, le th&#232;me de la dette publique a pour but de nous faire accepter une diminution des d&#233;penses publiques, qui r&#233;pond elle-m&#234;me &#224; l'objectif de diminution des imp&#244;ts. Plus exactement&#160;: les imp&#244;ts pay&#233;s par les entreprises et par les classes riches de la soci&#233;t&#233;, c'est-&#224;-dire le capital. On peut alors montrer que si la dette constitue bien un probl&#232;me, ce probl&#232;me n'est pas celui que l'on pr&#233;tend. De sorte que ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour la fustiger n'ont en r&#233;alit&#233; aucunement l'intention de la supprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#201;tat emprunte de l'argent, c'est pour pouvoir combler ses d&#233;ficits budg&#233;taires, c'est-&#224;-dire la diff&#233;rence entre ses d&#233;penses et ses recettes fiscales. Ce d&#233;ficit s'est &#233;lev&#233; &#224; 56&#8239;milliards d'euros en 2008 et &#224; 100&#8239;milliards en 2009. Ce d&#233;ficit ne provient pas d'un exc&#232;s de d&#233;penses publiques mais de la politique de baisse des imp&#244;ts. Ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; reconnu par Gilles Carrez, rapporteur &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UMP&lt;/span&gt; de la commission des Finances de l'Assembl&#233;e nationale&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;L'accumulation de baisses d'imp&#244;ts depuis 2000 semble avoir conduit &#224; un accroissement du d&#233;ficit structurel car, si le taux de pr&#233;l&#232;vements obligatoires appara&#238;t en baisse tendancielle sur la d&#233;cennie, le taux de d&#233;penses publiques, en revanche, reste stable.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; En clair&#160;: les d&#233;penses sont constantes, les recettes diminuent. S'il n'y avait pas eu toutes les baisses d'imp&#244;t effectu&#233;es depuis dix ans, les recettes de l'&#201;tat auraient d&#251; se monter en 2008 &#224; 348&#8239;milliards d'euros, &#224; comparer aux 265&#8239;milliards collect&#233;s en r&#233;alit&#233;. Il manque donc chaque ann&#233;e au moins 83&#8239;milliards d'euros dans les caisses de l'&#201;tat&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Cela concerne surtout l'imp&#244;t sur le revenu, pay&#233; par les plus riches, ainsi que l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s&#160;: cr&#233;dit d'imp&#244;t recherche, taxation r&#233;duite des plus-values, taxe professionnelle. Il faut y ajouter les droits de succession, le bouclier fiscal, la baisse de la &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;TVA&lt;/span&gt; pour les restaurateurs. Qui ne paie pas ses imp&#244;ts s'enrichit. Chaque ann&#233;e, le d&#233;ficit se reproduisant au rythme des nouvelles baisses d'imp&#244;ts, on entretient ainsi le mythe d'un &#201;tat trop d&#233;pensier. D'autant qu'il existe en France une certaine aversion populaire &#224; l'&#233;gard de l'imp&#244;t. La classe dirigeante s'appuie habilement sur elle pour v&#233;hiculer sa propre haine envers l'imp&#244;t, voie royale vers les privatisations et le d&#233;mant&#232;lement du service public.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_308 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lepcf.fr/local/cache-vignettes/L500xH323/spipphpactionacc-b294f0dd-38969.png?1751119756' width='500' height='323' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En outre, la dette nourrit grassement la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;classe des cr&#233;anciers de l'&#201;tat&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, que Marx d&#233;j&#224; d&#233;non&#231;ait. Car on n'emprunte qu'aux riches. L'&#201;tat se tourne vers ceux qui cherchent &#224; pr&#234;ter leur argent, c'est-&#224;-dire &#224; le placer&#160;: banques, assurances&#8230; Ce qu'on appelle les march&#233;s financiers. Il s'agit d'une fonction sp&#233;cifique au capitalisme&#160;: le capital de pr&#234;t, g&#233;n&#233;rateur d'int&#233;r&#234;ts. On aura compris que ces &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;investisseurs&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#224; qui l'&#201;tat s'adresse sont ceux qui b&#233;n&#233;ficient des all&#233;gements fiscaux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Ce que l'&#201;tat ne leur prend plus sous forme d'imp&#244;t, d&#233;sormais il leur emprunte, avec remboursement du pr&#234;t. Quand on pr&#233;tend que ce seront &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;nos enfants&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; qui paieront &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;nos dettes&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, c'est un jugement unilat&#233;ral, car ce sont les enfants des cr&#233;anciers qui se feront rembourser par les enfants des d&#233;biteurs. La dette n'est donc pas une affaire entre g&#233;n&#233;rations, mais c'est un r&#232;glement de comptes, &#224; l'int&#233;rieur d'une m&#234;me g&#233;n&#233;ration, entre cr&#233;anciers et d&#233;biteurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_309 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.lepcf.fr/local/cache-vignettes/L500xH343/spipphpactionacc-74ec9c7f-3579c.png?1751119756' width='500' height='343' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au remboursement de la dette s'ajoute le paiement des int&#233;r&#234;ts. Plus de 40&#8239;milliards d'euros sont ainsi vers&#233;s chaque ann&#233;e aux cr&#233;anciers de l'&#201;tat. C'est le deuxi&#232;me poste du budget. Les cr&#233;anciers vont demander des int&#233;r&#234;ts les plus &#233;lev&#233;s possibles, quitte &#224; propager l'id&#233;e que l'&#201;tat est en faillite, comme on l'a vu pour la Gr&#232;ce. Plus le d&#233;biteur est r&#233;put&#233; pauvre, plus le risque d'insolvabilit&#233; est important, plus les int&#233;r&#234;ts &#224; payer sont &#233;lev&#233;s&#160;: qui paye ses dettes s'appauvrit. La Gr&#232;ce a d&#251; payer des int&#233;r&#234;ts deux fois sup&#233;rieurs &#224; ceux de l'Allemagne. Or, les cr&#233;anciers justifient la hausse du taux d'int&#233;r&#234;t par le pr&#233;tendu risque qu'ils encourent. Mais ils demandent aux &#201;tats les plus riches, &#224; l'Europe tout enti&#232;re, au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FMI&lt;/span&gt;, de garantir les pr&#234;ts afin pr&#233;cis&#233;ment de supprimer tout risque&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est enfin &#224; noter que la dette publique s'internationalise&#160;: les sommes pr&#234;t&#233;es &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais par des cr&#233;anciers &#233;trangers sont &#233;gales aux sommes pr&#234;t&#233;es par des cr&#233;anciers fran&#231;ais &#224; des &#201;tats &#233;trangers. Les &#201;tats conduisant tous la m&#234;me politique fiscale, cela fait croire que chaque &#201;tat est prisonnier des march&#233;s financiers et tributaire de la bonne appr&#233;ciation des agences de notation. En r&#233;alit&#233;, c'est l'inverse&#160;: ce sont les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;investisseurs&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#224; la recherche de bons placements lucratifs qui sont d&#233;pendants des choix politiques d&#233;lib&#233;r&#233;s effectu&#233;s par les &#201;tats &#224; leur profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dette publique est trop rentable pour dispara&#238;tre. Rentable &#233;conomiquement, mais aussi politiquement, car elle fonde la baisse des imp&#244;ts, qui est un vrai programme politique &#224; elle toute seule. C'est bien une v&#233;ritable contre-r&#233;volution fiscale qui s'op&#232;re. La D&#233;claration des droits de l'homme et du citoyen stipule que l'imp&#244;t est une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;contribution commune, &#233;galement r&#233;partie entre les citoyens, en raison de leurs facult&#233;s&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Cet imp&#244;t-l&#224; est en train de dispara&#238;tre. L'histoire ne se r&#233;p&#232;te pas, dit-on. C'est faux. Car si l'on veut mater cette contre-r&#233;volution fiscale, et il en est encore temps, il faudra bien recommencer l'affaire &#224; son commencement. D&#233;biteurs de tous les pays, unissez-vous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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